samedi 19 novembre 2016

diagnostic financier des sociétés et des groupes


Selon l’IASB (cadre conceptuel § 12) « l’objectif des états financiers est de fournir une information sur la situation financière, la performance et les variations de la situation financière d’une entreprise, qui soit utile à un large éventail d’utilisateurs pour prendre des décisions économiques ». C’est donc à partir des trois états financiers essentiels que sont le bilan (la situation financière), le compte de résultat (la performance), le tableau de flux de trésorerie ou le tableau de financement (variation de la situation financière) que s’effectuera le diagnostic financier de l’entreprise. 

1. Contexte et méthodologie du diagnostic financier

Les utilisateurs des états financiers comprennent les investisseurs actuels et potentiels, les membres du personnel, les prêteurs, les fournisseurs et autres créanciers, les clients, les États et leurs organismes publics, et le public. Ils utilisent des états financiers afin de satisfaire certains de leurs besoins différents d’information.

 Objectifs essentiels du diagnostic financier 

Le diagnostic financier permet de porter un jugement sur les forces et faiblesses de l’entreprise au plan financier à partir de différentes approches utilisées en analyse financière. Il a pour objectif de répondre à quatre interrogations essentielles du chef d’entreprise et de ses partenaires (créanciers, investisseurs, salariés, etc.) : 
– l’appréciation de la solvabilité (notamment pour les créanciers) ; 
– la mesure des performances de l’entreprise (notamment pour les investisseurs) ; 
– la croissance par l’analyse des perspectives de développement ; 
– les risques (et notamment le risque de défaillance).

 Diagnostic général et diagnostic financier 

Le diagnostic financier de l’entreprise impose au préalable une connaissance générale de l’entreprise et de son positionnement sur son marché à partir de laquelle l’analyste financier pourra apprécier une situation favorable ou défavorable. Cette connaissance préalable permettra d’enrichir l’analyse financière lors de l’analyse des états de synthèse. Leur ignorance peut conduire à des conclusions partielles, limitées, incomplètes, même parfois erronées. Aussi est-il nécessaire de compléter le diagnostic financier par un diagnostic plus général examinant les forces et les faiblesses de l’entreprise. Une bonne perception de l’entreprise, de ses orientations, de son positionnement sur le marché, de ses moyens et de son organisation enrichira avec bonheur le diagnostic financier. Ce diagnostic général devrait se concentrer notamment sur les points suivants :

– historique de l’entreprise ; 
–organisation et ressources humaines :
–localisation et moyens d’action ; 
–orientations stratégiques et objectives de l’entreprise ; 
–besoins, sources d’approvisionnement et relations fournisseurs ;
– marché et commercialisation ; 
–relations de l’entreprise avec ses partenaires financiers. 

 Besoins et méthodologie de diagnostic de l’investisseur actuel et potentiel 

Les personnes et leurs conseillers qui fournissent les capitaux à risques sont concernés par le risque inhérent à leurs investissements et par la rentabilité qu’ils produisent. Ils ont besoin d’informations pour les aider à déterminer quand ils doivent acheter, conserver, vendre. Les actionnaires sont également intéressés par des informations qui leur permettent de déterminer la capacité de l’entreprise à payer des dividendes. Le plus souvent l’actionnaire (notamment le particulier) ne se livre pas à une véritable analyse financière. Il se réfère à la presse spécialisée ou prend le conseil d’un analyste professionnel. 

 Besoins et méthodologie de diagnostic du personnel de l’entité 

Les membres du personnel et leurs représentants sont intéressés par une information sur la stabilité et la rentabilité de l’entreprise qui les emploie. Ils sont également intéressés par des informations qui leur permettent d’estimer la capacité de l’entreprise à leur procurer une rémunération, des avantages en matière de retraite et des opportunités en matière d’emploi. 

Besoins et méthodologie de diagnostic des prêteurs 

Les prêteurs et notamment les banquiers sont intéressés par une information qui leur permette de déterminer si leurs prêts et les intérêts qui y sont liés seront payés à l’échéance. C’est aux banquiers que revient le mérite d’avoir conçu et développé les premiers outils de diagnostic financier, et intégré à leur prise de décision leurs améliorations successives. La Banque de France a créé en 1968 une « centrale des bilans » qui se présente actuellement sous trois aspects complémentaires :

– une base de données harmonisée sur les entreprises ; 
– un service d’analyse financière et de diagnostic (présent sur l’ensemble du territoire) ; 
– un observatoire économique du tissu productif national, régional et local. 

Le diagnostic financier établi par la Banque de France dépasse néanmoins les seuls besoins du secteur bancaire. Les analyses faites sont utilisées dans le cadre macro-économique (analyse de secteurs en collaboration avec l’INSEE), mais aussi pour les besoins particuliers des entités adhérentes. En s’appuyant sur l’expérience et le savoir-faire de la centrale de bilans, et la connaissance fine du tissu économique qu’elle en a retiré, la Banque de France a développé une offre de service orientée vers l’analyse individuelle des performances des entreprises : GEODE (gestion opérationnelle et dynamique des entreprises). Cette prestation s’articule autour d’un diagnostic économique et financier approfondi sur les quatre derniers exercices de l’entreprise et de simulations d’évolution sur la base de différents scénarios dont les hypothèses de départ sont fournies par le chef d’entreprise. 

 A TRÈS BIENTÔT!!!

jeudi 27 octobre 2016

L’analyse des états financiers





En principe, l’analyse des états financiers est du ressort des professionnels qui pratiquent une analyse financière poussée selon des méthodes et principes complexes pour l’investisseur non initié. 
Cependant, l’investisseur moyen peut se faire une opinion a priori sur la santé financière de l’entreprise à travers une lecture des grandes masses du bilan et des soldes de gestion. A cet effet, l’investisseur peut porter une attention particulière au : 

• Niveau des investissements (immobilisations) par rapport aux capitaux propres
• Niveau des dettes par rapport aux capitaux propres  
• Niveau du besoin en fonds de roulement 
 • Niveau du fonds de roulement 
 • Niveau des résultats économiques (Valeur ajoutée et Excédent brut d’exploitation) 
 • Niveau de trésorerie
 • Niveau du Résultat net part rapport aux capitaux propres  
 • Niveau du chiffre d’affaires par rapport aux capitaux propres etc. 

Principes et méthodes comptables utilisés. 

• Tableau des immobilisations, des amortissements et des provisions 
• Tableau des créances et des dettes.  La publication de cet état n’est pas obligatoire,  
• Les engagements donnés et reçus 
• L’affectation du résultat 
• La répartition du capital social 
• Les opérations en devises etc. 

Enfin, nous pouvons citer  le rapport des commissaires aux comptes, comme élément pouvant aussi contribuer à compléter la compréhension  des états comptables et à alerter dans certains cas, sur 

lundi 24 octobre 2016

Le compte de produits et charges CPC



Un autre état financier important est le compte de produits et charges. 
C’est un document très important dans la mesure où il présente en détail l’ensemble des charges et de produits et informe sur la structure des produits et des charges par nature pendant un cycle d’exploitation donnée, généralement l’année. L’ensemble des charges est retranché des produits pour donner le résultat net qui peut être positif ou négatif. 
Dans l’analyse du compte produits et charges il faut porter une attention particulière à la nature des charges et des produits. 

On distingue les produits et charges d’exploitation, qui proviennent de l’activité normale de l’entreprise. 
Les produits et charges qui proviennent des opérations financières de l’entreprise. 
Les produits et les charges non courants ou exceptionnels qui ne relèvent pas de l’activité normale de l’entreprise. 
Le résultat de l’entreprise est censé provenir dans sa majorité des activités courantes dites d’exploitation.  

En gros, l’entreprise utilise ses actifs pour produire des biens ou assurer des prestations de service. Cette activité génère des charges diverses, (cout des matières premières, main d’œuvre, électricité, transport…). La vente des produits ou services constitue le chiffre d’affaires indicateur important qui reflète la capacité de l’entreprise à générer des liquidités. 


    Etat des Soldes de Gestion E.S.G 

L’état des soldes de gestion est un document qui explique la formation du résultat de l’entreprise en passant par des soldes intermédiaires de gestion. 
On distingue 10 soldes de gestion qui entrent dans le cadre de la formation du résultat : 

• La marge brute sur vente 
• La production de l’exercice 
• La consommation de l’exercice
 • La valeur ajoutée 
• Excédent brut d’exploitation (EBE)
 • Résultat d’exploitation 
• Résultat financier 
• Résultat courant 
• Résultat non courant
 • Résultat net L’E.S.G est un document qui reprend les données du compte de produits et charges et les structure en solde intermédiaire de gestion pour des besoins de l’analyse financière et économique de l’entreprise. 
Ainsi, la marge brute sur ventre représente la capacité de l’entreprise à générer du chiffre d’affaires de ses activités de négoce. 

La valeur ajoutée permet de mesurer la capacité de l’entreprise à créer de la valeur ajoutée, depuis son activité de base (production moins consommation). 

L’excédent brut d’exploitation est un indicateur important sur la capacité d’une entreprise à générer du résultat issu de son activité d’exploitation après paiement du personnel et hors politique financière ou d’amortissement. C’est un indicateur de rentabilité économique de l’entreprise.  

La capacité d’autofinancement est un solde qui permet d’évaluer le potentiel réel de l’entreprise à dégager des liquidités hors charges calculées qui sont les amortissements et provisions. 
Les formules de calcul de ces soldes figurent au niveau de l’E.S.G. 


                Le Tableau de Financement : 

Le tableau de financement reprend les principales masses du bilan mais en termes de variation des flux d’un exercice à un autre. Ainsi, le T.F permet une appréciation de la variation du patrimoine et de la situation de trésorerie de l’entreprise. 
Le T.F permet d’analyser l’évolution de la structure financière et de mesurer la solvabilité de l’entreprise. 
Le T.F contient deux parties : 

• Synthèse des masses du bilan 
• Tableau des emplois et ressources 

Le premier tableau met en évidence l’équilibre global de financement  en termes de variation du fonds de roulement, du besoin en fonds de roulement et en trésorerie. 
Le tableau des emplois et ressources fait ressortir le détail pour les éléments du haut de bilan uniquement. Il permet aussi de calculer le besoin de financement global (BFR) en termes de trésorerie. 

Le tableau de financement traduit donc une synthèse de la politique financière poursuivie par l’entreprise. Il permet au management de l’entreprise d’apprécier sa politique d’investissement et de financement et de s’assurer de son équilibre financier. 
Voir modèle et formules sur le plan comptable


L’Etat des Informations Complémentaires, qui sera vu très prochainement....

samedi 22 octobre 2016

Les grandes masses du bilan ?


L’Actif 

L’actif immobilisé : 
C’est l’ensemble des moyens utilisés par l’entreprise pour produire, stocker, transporter et vendre ses produits. On peut citer les immeubles, usines, matériel technique et outils, terrains, matériel de transport, mobilier de bureau etc. On les appelle également les actifs productifs. 
On l’appelle actif immobilisé, parce qu’il est durable et censé rester dans l’entreprise pendant une période dépassant le cycle normal d’exploitation qui est généralement une année. 
L’actif immobilisé est élevé chez les entreprises industrielles, et moins élevés chez les entreprises commerciales. 

L’actif circulant : 

Ce sont des éléments qui se consomment lors du cycle d’exploitation de l’entreprise. C’est un indicateur clé de liquidité d’une entreprise et sa capacité de payer ses engagements court terme. Les éléments de l’actif circulant peuvent être transformés rapidement en liquidités. On peut citer les titres et valeurs de placement, les ventes à crédit aux clients, les stocks de produits… 

La trésorerie - Actif : 
Ce sont les disponibilités à vue ou à terme contenu dans les comptes bancaires ou dans les caisses de l’entreprise. 

Le passif 

Financement permanent 
Les capitaux propres : 
C’est la part qui revient aux actionnaires après paiement des engagements de l’entreprise. Les capitaux propres augmentent en cas de réalisation de bénéfices et constitution de réserves. Ils diminuent dans le cas de réalisation de pertes. 
Les capitaux propres se constituent principalement du capital social et des réserves après affectation du résultat. 

En résumé, le bilan permet de fonder une opinion sur l’équilibre financier et la situation de trésorerie de l’entreprise à un moment donné. 
En principe les actifs stables ou durables (Immobilisations) doivent être financés par des ressources stables (capitaux propres et dettes de financement). La différence entre les deux masses constitue le fonds de roulement. 

Dettes de financement : 
Ce sont des engagements supérieurs à une année. On y trouve les crédits bancaires d’investissement à moyen et long terme, les obligations émises par l’entreprise pour se financer… 

 Passif circulant : 

Ce sont les dettes d’exploitation généralement des engagements inférieurs à une année. On y trouve  les dettes vis-à-vis des fournisseurs, des impôts à payer, des salaires à verser au personnel, les organismes sociaux, les associés… 

La Trésorerie - Passif : 

Ce sont des dettes bancaires à très court terme. On y trouve généralement les lignes de crédits de fonctionnement comme le découvert et la facilité de caisse, ou les financements court terme par l’émission de billets de trésorerie. 
Les actifs circulants (stocks et créances) moins les passifs circulants (fournisseurs) constituent le besoin en fonds de roulement d’exploitation. Le besoin en fonds de roulement doit idéalement être financé par le fonds de roulement sinon le recours àla trésorerie -  passif peut s’avérer coûteux. (Crédits bancaires à court terme). 

ACTIF                                   PASSIF   
ACTIF IMMOBILISE         FINANCEMENT PERMANENT
 ACTIF CIRCULANT         PASSIF CIRCULANT 
TRÉSORERIE-  ACTIF       TRÉSORERIE -   PASSIF 

                             ACTIF = PASSIF 



Le compte de produits et charges CPC : 

Un autre état financier important est le compte de produits et charges. 
C’est un document très important dans la mesure où il présente en détail l’ensemble des charges et de produits et informe sur la structure des produits et des charges par nature pendant un cycle d’exploitation donnée, généralement l’année. L’ensemble des charges est retranché des produits pour donner le résultat net qui peut être positif ou négatif. 

Dans l’analyse du compte produits et charges il faut porter une attention particulière à la nature des charges et des produits. 
On distingue les produits et charges d’exploitation, qui proviennent de l’activité normale de l’entreprise. 

Les produits et charges qui proviennent des opérations financières de l’entreprise. 
Les produits et les charges non courants ou exceptionnels qui ne relèvent pas de l’activité normale de l’entreprise. 

Le résultat de l’entreprise est censé provenir dans sa majorité des activités courantes dites d’exploitation.  

En gros, l’entreprise utilise ses actifs pour produire des biens ou assurer des prestations de service. Cette activité génère des charges diverses, (cout des matières premières, main d’œuvre, électricité, transport…). 
La vente des produits ou services constitue le chiffre d’affaires indicateur important qui reflète la capacité de l’entreprise à générer des liquidités. 


Etat des Soldes de Gestion E.S.G 
Nous verrons cela très prochainement...

jeudi 20 octobre 2016

COMPRENDRE LES ETAS COMPTABLES ET FINANCIERS


 L’information comptable et financière




 La principale communication financière des entreprises est la publication des états financiers. Ce sont les comptes comptables des entreprises présentés d’une façon synthétique. sous forme sociale ou consolidée, le cas échéant lorsque la société possède des fliales. 
Ces états financiers présentent l’image fidèle et exacte de la situation financière et patrimoniale de l’entreprise à un moment précis. Ils représentent également les performances économiques et financières passées, ainsi qu’un gisement d’informations utiles pour tous les acteurs dans l’environnement de l’entreprise. On y trouve principalement, les actionnaires, les banquiers, les managers, l’Etat. 

Mais qu’est ce que la situation financière ? 

Avant de répondre à cette question, il est nécessaire d’abord de faire le point sur ce que possède l’entreprise comme propriétés et ce dont elle dispose comme ressources financières. Une entreprise industrielle par exemple a besoin pour fonctionner d’un certain nombre d’éléments appelés actifs : Des machines, du matériel et outils, du matériel de transport, du mobilier de bureau, des stocks de matières premières et de marchandise, de l’argent liquide pour payer les factures et les frais divers etc. Pour se procurer ces actifs, l’entreprise aura besoin de ressources financières qui peuvent provenir soit :

 • Des fondateurs ou propriétaires (capital social) 
 • Des banques (dettes financières) 
 • Des fournisseurs de matières premières (dettes commerciales) Ces ressources financières sont appelées passif. 

La situation financière est l’inventaire de l’ensemble des actifs et des passifs de l’entreprise. 

La situation nette c’est ce qui revient aux propriétaires après cessions des actifs et payement de l’ensemble des dettes (banques et fournisseurs). La comptabilité est l’activité qui consiste à enregistrer dans des livres appelés journaux, les opérations quotidiennes qui affectent la valeur des éléments de l’actif ou du passif. 

Cet enregistrement, ce fait selon un plan de comptes commun à toutes les entreprises dont l’objectif et d’utiliser la même terminologie par tous. 

 A la fin de chaque période, mois ou l’année, les comptables des entreprises procèdent à l’inventaire des actifs et des passifs, ils arrêtent les comptes et dresse une situation des comptes sur un document de synthèse appelé bilan. 

Comme un bilan de santé, le bilan comptable est une radioscopie de la situation financière de l’entreprise à un instant précis. 
A rappeler que pour les banques et les assurances, la présentation est différentes et le plan comptable est différent. Mais la logique comptable est la même en termes d’emplois et de ressources. 

Les grandes masses du bilan ? Nous les verrons très prochainement d'ici là portez vous bien et surtout n'oubliez pas de nous laisser des commentaires....

jeudi 13 octobre 2016

Comptabilité - Quels sont les différents moyens de paiement de l’entreprise ?

Comptabilité - Quels sont les différents moyens de paiement de l’entreprise ?







Les transactions financières avec des professionnels ou des particuliers sont le dénominateur commun de toutes les entreprises, qu’elles soient commerciales, industrielles ou artisanales.

De ce fait, plusieurs moyens de paiement sont mis à la disposition des entreprises qui ont, généralement, le choix de recourir au procédé qu’elles préfèrent, sauf obligation légale.

En effet, certains moyens de paiement sont imposés par la loi, eu égard au type de transaction effectuée, aux parties de cette transaction ou encore, à son objet.

En tout état de cause, il importe de connaître les multiples moyens de paiement qui existent dont les définitions servent à lever l’ambiguïté sur ces différents concepts mais surtout, à informer l’utilisateur - en l’occurrence, l’entreprise - sur la multitude d’options possibles :
  • Les espèces : elles représentent le premier moyen de paiement, le plus ancien mais également, le plus usité parmi tous, pour les particuliers certes, mais pas pour les entreprises qui négocient des montants bien trop élevés pour être réglés en espèces.
     
  • Le chèque : il constitue, indubitablement, le moyen de paiement le plus connu et le plus commun, aussi bien auprès des entreprises que pour les particuliers.
Le chèque bancaire est un moyen de règlement rapide et pratique dans le sens où il permet de laisser une trace tangible du paiement, tout  en évitant aux parties concernées les désagréments et les risques qui accompagnent le paiement en espèces, notamment lorsqu’il s’agit de sommes importantes, voire colossales, pouvant atteindre des millions d’euros.

A cet égard, il importe de signaler que le chèque bancaire peut, également, permettre un paiement à l’international, contribuant ainsi à la fluidité des opérations financières.
  • Le virement : le virement bancaire traduit une opération de transfert d’une certaine somme d’argent entre deux comptes. Le virement est qualifié d’interne lorsqu’il implique deux comptes ouverts dans la même banque. Il est qualifié d’externe lorsqu’on est en présence de deux comptes appartenant à deux établissements bancaires différents. En outre, le virement peut être soit domestique, c’est-à-dire, effectué entre deux banques appartenant au même pays ou entre deux pays ayant la même monnaie comme c’est le cas pour les pays de la zone Euro dans la limite de 50000 euros, soit international - et on parle, alors, de transfert international – lorsque l’opération met en présence deux établissements bancaires appartenant  à deux pays différents, en dehors de l’Union Européenne.
Enfin, le virement peut être soit ponctuel, soit automatique ou permanent. Dans le premier cas, le virement a lieu à l’occasion d’une opération bien déterminée et n’a pas vocation à se répéter.

Dans le second cas, le virement est automatique dans la mesure où il vient ponctuer une opération qui a lieu régulièrement de sorte qu’elle puisse être programmée dans les fichiers de la banque. Il en est, ainsi, par exemple du paiement par virement permanant du loyer au propriétaire, la somme à payer étant déterminée à l’avance par le donneur d’ordre au profit du bénéficiaire.

Par ailleurs, la loi impose le recours à ce moyen de paiement, pour certaines opérations. Tel est le cas, par exemple, dans le droit de la paie puisque l’employeur doit, obligatoirement, procéder à un virement dès lors que le montant du salaire de l’employé dépasse 1500 euros.
  • Le prélèvement : là, on parle souvent de prélèvement automatique. Il s’agit alors d’une opération répétitive en vertu de laquelle la banque procède de manière périodique à un transfert de fond du compte du payeur à celui du bénéficiaire. Ce moyen de paiement est, très fréquemment, utilisé pour le règlement de frais domestiques tels que la facture d’électricité, la facture de gaz etc…
Dans la pratique, le prélèvement automatique nécessite l’obtention d’une « autorisation permanente de  prélèvement » de la part du payeur. Celui-ci communique ses coordonnées bancaires au bénéficiaire afin qu’il puisse retirer du compte du débiteur, à savoir, le payeur, les sommes qui lui sont dues.

La spécificité de cette autorisation est double dans la mesure où elle n’est limitée ni dans la durée (dans le temps), ni dans son montant (pas de plafond à ne pas dépasser). En effet, elle est permanente, ce qui implique que le payeur n’a pas besoin de la réitérer de façon périodique (mensuelle, trimestrielle ou autre).

D’un autre côté, il existe un autre type de prélèvement, un mode de prélèvement plus « restrictif » que l’on appelle le Titre Interbancaire de Paiement (TIP).

A la différence du prélèvement automatique pour lequel le payeur donne une autorisation permanente dont le montant n’est pas plafonné, le TIP est soumis à une autorisation renouvelable à chaque paiement et qui ne concerne que l’opération en cours.

Les entreprises utilisent, couramment, ce moyen de paiement qui leur permet de régler une facture, de façon ponctuelle, sans avoir de déplacement à effectuer et sans émission de chèque.
Par ailleurs, il convient de mentionner les moyens de paiement traditionnels, en matière commerciale :
  • Les effets de commerce : en l’occurrence, il s’agit de la lettre de change et du billet à ordre, utilisés notamment lorsque l’une des deux parties est un commerçant. Pour la lettre de change, communément appelée « traite », la procédure est simple : le tireur, c’est-à-dire, le créancier donne l’ordre, en vertu d’un document, au tiré (le débiteur) de lui verser une somme déterminée à une échéance donnée. La lettre de change permet de fractionner le montant de la somme due au tireur en donnant au tiré la possibilité de s’acquitter de sa dette en plusieurs paiements au lieu d’un seul.
Concernant le billet à ordre, il s’agit d’un document émis par le débiteur au profit du bénéficiaire fixant une somme dont le montant sera réglé ultérieurement, au moment de l’échéance.
En conclusion, la pluralité des moyens de paiement s’adapte à la diversité des situations dans lesquelles les entreprises peuvent se retrouver, au cours de leurs transactions. Cette souplesse vise à faciliter les opérations financières et à assurer leur fluidité, tout en limitant au maximum les litiges potentiels. Tout cela sans oublier les moyens de paiement électroniques, en matière de e-commerce.

vendredi 7 octobre 2016

CAS PRATIQUE :LES OPÉRATIONS D'ACHATS -VENTES






LA FACTURE est un document établi par le fournisseur et adressé au client . Le fournisseur conserve le double. La facture est non seulement un document de preuve mais également une exigence de l'administration fiscale .
Alors en tant que comptable il est bon de maitriser les opérations d'achats et de ventes qui constituent la base de la comptabilité....
Après plusieurs sollicitation de la part de nos clients , nous organisons une formation exclusive qui a pour objectif de  montrer de manière pragmatique le fonctionnement des opérations d'achats et ventes suivi de la comptabilisation.


   PROGRAMME

GÉNÉRALITÉ SUR LES OPÉRATIONS D'ACHAT ET VENTES 

- PRÉSENTATION DE LA FACTURE NORMALISÉE
- ENREGISTREMENT DES FACTURES DE <<DOIT>>
- LA FACTURE SIMPLE
- FACTURE AVEC RÉDUCTION
- FACTURE AVEC MAJORATIONS
       . AVEC TVA
       . AVEC TRANSPORT

ENREGISTREMENT DES FACTURES <<AVOIR>>

-RETOUR DE MARCHANDISES
-RÉDUCTION <<HORS FACTURE>>

CAS PARTICULIERS

- ACQUISITION D'UNE IMMOBILISATION
-FOURNITURES ET SERVICES
-ESCOMPTES CONDITIONNES
- AVANCE OU ACOMPTE SUR COMMANDE DE MARCHANDISES
-PRODUCTION IMMOBILISÉE
-IMPORTATION D'UNE IMMOBILISATION


  • Objectifs :

    • Maîtriser l'organisation du système comptable et les obligations légales
    • Comptabiliser et valider les opérations
    • Traiter et comptabiliser la TVA dans les opérations courantes

    • Réaliser des justifications de comptes probantes et effectuer des contrôles comptables

  • PUBLIC : Comptables - Comptables uniques - Collaborateurs des services comptables , étudiants, toute personne désireuse d'apprendre ...

VEILLEZ NOUS LAISSER VOTRE MAIL OU CONTACT POUR PLUS DE PRÉCISION CONCERNANT L'HEURE, LIEU , LE COÛT  ET LA DATE.

NB: Le  programme complet  vous sera envoyé via mail .